Légende
(version théâtrale de “Vestine, Légende noire” sortie prévue en octobre dans la collection “D’une seule voix” chez Actes Sud)
Cette fois c’est officiel, je suis «Mention spéciale», coup de cœur du jury du prix théâtral de la ville de Guérande.
Arzelle Caron, une dame passionnée (que cela fait du bien à entendre!) m’a appelée pour m’expliquer le comment du pourquoi, les questions qu’avait suscité mon texte, toujours un peu hors cadre, mais cela je suis habituée…Hors cadre parce qu’il s’agit d’un monologue et que d’un point de vue scénique cela suppose un travail sûrement un peu différent.
J’aurais mauvais cœur à regretter quoi que ce soit, d’abord je viens de signer mon contrat avec Actes Sud, ensuite je vais sans doute me rendre à Guérande rencontrer le jury (très curieux et emballé)et que cela pourrait même aboutir à une lecture avec une comédienne géniale. Je croise les doigts et j’ouvre large la porte, on verra bien la suite…
Pour l’instant je viens de terminer les corrections -doubles- de «Vestine, Légende noire»
les premières concernent le texte destiné à la collection jeunesse d’Actes Sud «D’une seule voix». je retire les didascalies ou les interpellations au public trop scéniques, j’en profite pour retravailler une dernière fois un récit que j’avais envoyé poussée par l’urgence.
Les secondes portent sur le monologue théâtral que j’aimerais voir monté. J’ai quelques idées, j’espère faire des rencontres providentielles…
Je me laisse porter sans trop d’impatience car il me semble que cette aventure mérite de l’harmonie et de la légèreté… enfin, et ce n’est pas anodin, j’ai des tas d’envies -essentiellement théâtrales- des idées, des bribes d’écriture, un nouveau texte en chantier, bref entre deux remous de-la-vie-de-tous-les-jours, envie de créer, d’écrire, d’ouvrir, de sourire, d’avancer…
Creuser la montagne avec mes dents
♥
Honneur à ma première aventure théâtrale: “Creuser la montagne avec mes dents”… et l’affiche (c’était l’avant dernière version) un aventure à elle toute seule et l’occasion de remercier Charlotte Fonne, pour son talent (affiche, dossier presse, etc) et le temps passé à fignoler, Yvonnic et les Fées…
“Creuser la montagne…” a été montée en 2005 au Zanzibar, une salle de poche parisienne, puis l’année d’après au Guichet Montparnasse durant deux mois (la poche s’était un brin agrandie!). Deux représentations exceptionnelles à Neuilly, le prix Jeune Talent de la ville de Paris, une adaptation (pas vue!)…
Un succès honorable, vu les conditions de “production” et une aventure de groupe qui m’a donné envie de poursuivre; J’espère que ce n’est que le début d’une longue série! Producteurs, metteurs en scène et comédiennes, “demandez le programme…”
Ci-joint le dossier de presse qui donne un aperçu du boulot de la compagnie “Les fées et Gestes” et l’ambiance de la pièce…
Une adaptation à Martigues par la compagnie “Boîte à Bulles”…je n’ai pas eu le temps d’aller voir mais j’aime beaucoup l’idée que cela se passe sans moi aussi et qu’un autre s’approprie mes mots pour les faire siens…
(faute de savoir encore convertir correctement l’affiche de la Boîte à bulles, un dossier de presse :dossier-presse-p1)
Projet en cours
Appel aux comédiens, metteurs en scène, producteurs intéressés
Tirées de mon dernier recueil “L’amour est un carburant propre” trois nouvelles tressées, trois voix qui se mélangent pour former un choeur acide.
“De filles en aiguilles”
Trois destinées croisées, entre rires et larmes, trivial et féerie, trois monologues qui courent de filles en femmes, trois échos qui s’emmêlent, se répondent, se superposent, ou l’irruption du ciel sur la terre…
Fanny a trente ans et trimballe le souvenir d’un amour perdu, au long d’une existence morne. Elle récure la maison, confectionne des ragoûts, supporte Jean-Claude épousé faute de mieux, « parce qu’il faut être singulièrement têtu pour nager à contre-courant »… Ce matin là, elle prend pour confident un flacon de détergent. Aujourd’hui, elle ne fera ni le ménage, ni les courses, ni l’amour. Et Monsieur Propre l’écoute, vigilant…
Marie est tombée dans la maternité comme on plonge dans l’abîme. Métamorphosée à l’envers, la femme papillon en oublie le désir charnel pendant deux ans. Ce matin, pourtant, elle retrouve l’envie d’aimer « parce qu’il y a des jours comme ça, pleins et ronds comme un œuf », parce que Luc porte un caleçon trop large qui masque à peine une érection. Mais l’époux a autre chose en tête que d’aimer son insupportable et ravissante épouse…
Jeanne est battue par son saigneur et maître, l’ogre des contes d’enfance dont elle n’est jamais vraiment sortie. Jeanne a peur, Jeanne a mal, Jeanne regarde cet homme qu’elle a aimé « parce qu’il avait posé ses paumes ouvertes sur la table et qu’elles étaient si belles, de belles mains comme deux étoiles de mer. J’ai eu envie qu’il me touche. Une envie violente. Violente comme un coup ». Or ce matin là, pour une insulte de trop, Jeanne dérape…
Fanny, Marie et Jeanne évoluent dans un univers baroque –fête foraine, croquemitaines et jolis rêves en guimauve- et l’écho qui court de l’une à l’autre va crescendo, jusqu’au chant final, un dérapage, l’envol…

